Billets qui ont 'Willis, Bruce' comme nom propre.

Je suis ton père

Non, ce n'est pas une citation tirée de Star Wars, mais du dernier Die Hard. (Comment dire: moins nul que ne le dise ceux qui l'ont détesté, mais pas bien bon, faut l'avouer (ma justification: accompagner ma fille au cinéma après sa journée d'appel civique. Parce qu'après Die Hard 4, je n'avais pas l'intention de voir jamais les suivants). Manque de soin dans les détails, l'histoire ne tient pas la route, mais ce n'est pas vraiment cela qu'on vient voir.)
La citation en entier: «Je suis ton père, ne l'oublie pas.»

C'est avec Le Roi Lion que cette obsession américaine du père m'était soudain apparue comme une évidence, de Top Gun à The tree of Life (sans compter le prochain Ryan Gosling).

A venir, une histoire de zombie amoureux (il faut croire que Twilight a donné l'envie d'explorer le filon). Ça a l'air fun (Warm bodies!!)

Looper

Je ne sais pas trop quoi en penser. Hyper violent par instants, quasi romantique à d'autres, impression de voir l'ancêtre de L'Armée des douze singes ou de Blade Runner.

Amusant de constater que pour choisir un Bruce Willis jeune, ils ont cherché un acteur ayant la même courbe de nez.

Amour, sacrifice, rédemption. Mythe irréductible, visiblement.

Au film, il manquera pour devenir lui-même mythique une musique personnelle, un reminder comme une signature.

Expendables 2

Les dialogues, c'est pas son truc, à Stallone.

Film entièrement destiné à ceux qui ont vu les autres, les Terminator, Die Hard, etc. Film nul et émouvant parce qu'il ne nous déçoit jamais: exactement ce qu'on attendait, les situations mélo avec beaucoup de testostérone (ah, ce côté fleur bleue des gros bras), les invraisemblances qui permettent à chacun de retrouver tous les autres à tout moment avec une facilité déconcertante (tout ce petit monde passe son temps à tomber du ciel, par avion ou par pur effet de montage cinématographique), et quelques phrases cultes («Ça suffit, tu es déjà "be back" suffisamment souvent, à mon tour!» ou «Mais c'est une pièce de musée! — Nous sommes tous des pièces de musée»).

Church, le personnage de Bruce Willis, s'appelle Chapelle en français.

Je ne spoile pas l'arrivée de Chuck Norris.

Et rappelons qu'il n'y a pas d'effets spéciaux dans tout ça: c'est tourné «à l'ancienne» (traduction de classics dans les sous-titres) de bout en bout, hôpital compris pour les acteurs. (C'est ce qui m'avait impressionnée pour Expendables 1: apprendre que les acteurs y allaient de bon cœur, portaient leurs coups, en un mot n'étaient pas tout à fait raisonnables, voire totalement frapadingues.)


Défaut majeur: UGC les Halles doit croire que nous sommes tous sourds, la bande-son est diffusée vraiment trop fort.

Lauren Lauren

Bal des débutantes 2011 à l'hôtel Crillon

Toutes vêtues de robes de haute couture et parées de joyaux Adler, elles on valsé pour la bonne cause, en l'occurence la Feed Foundation engagée contre la malnutrition et créée par Lauren Bush — nièce de l'ex-président américain —, qui avait participé au bal des débutantes de Paris en 2000 et qui a eu la bonne idée d'épouser le fils de Ralph Lauren, devenant ainsi Lauren Lauren…

Le carnet de Stéphane Bern, Figaro madame de cette semaine.

A noter que les garçons sont plus beaux que les filles.
Et les filles de Bruce Willis sont bien vilaines, les pauvres.

Action !

mercredi: Fame
jeudi: Le Milliardaire => A. déteste et s'ennuie.
vendredi: Crocodile dundee => découvert que A. aimait les films d'action. Les films ont beaucoup changé depuis le 11 septembre 2001. Toujours ce tressaillement en voyant les tours.
samedi: Terminator 2
dimanche: Piège de cristal
lundi: 58 minutes pour vivre (heureusement qu'on a encore un magnétoscope).
mardi: Die hard 3.
mercredi: La mémoire dans la peau

Le reste du temps, classé des livres, trié des vêtements, écouté L'Iliade avec beaucoup de surprise. Quelle structure intéressante et inattendue.



Ma tante au téléphone:
— Oui, tes parents vont au Mans chez des amis, enfin non, des gens rencontrés en voyage et avec lesquels ils vont repartir.
— Si mes parents vont les voir deux jours et partent avec eux, je pense que tu peux les appeler des amis.
— Mais je ne sais pas qui c'est, je ne les ai jamais rencontrés, moi.

(Sur le coup, je l'avais trouvée vraiment bizarre, comme si elle était chargée de certifier l'honorabilité des rencontres de mes parents (Tout ce petit monde a plus de soixante ans). Mais en écrivant ces quelques lignes, je me dis qu'elle a peut-être craint que je pense que c'était des amis à elle. Mais même ça, c'est bizarre. (Flora et Céline, mes tantes me font penser à Flora et Céline).

Et je me suis fait une déchirure musculaire à la cuisse droite. Une pas grave, de celles qui empêchent d'enchaîner les marches d'un escalier. En peignant la clôture. Je ne comprends pas ce qui a pu provoquer ça.

Post incomposé

J'en ai marre de Safari, j'ai l'impression que Netvaïbes ("Netvibes", c'est plouc, m'a appris Matoo) le fait planter. Zou, sur Firefox. Il paraît, H. dixit, que c'est tout de même à l'usage (de programmeur) Opéra qui respecte le mieux les normes supposées être suivies (j'adore les posts simili-geek. À propos, ceux qui ont besoin d'être réveillés peuvent aller voir ça).

Je suis en train de mettre de la sauce tomate partout. H. me bourre le frigo de plats micro-ondes avant de partir, parce qu'il sait que dans le cas contraire je vais manger des céréales toute la semaine à tous les repas — c'est gentil à lui d'y penser. Et donc comme il n'y a personne pour me rappeler les règles de la vie en société (il faut beaucoup de formes quand on dîne seul), je peux enfin manger devant mon ordinateur.
Le problème, c'est que ça refroidit vite. Et puis ce n'est pas très pratique.

Enfin bon, ce serait le bonheur si je n'avais pas si mal à la nuque. C'est la faute à Bruce Willis, ses films sont vraiment fatigants. Il faut qu'il arrête de boire, ses yeux se pochent de plus en plus. Ou alors il utilise la chirurgie esthétique à l'envers: il se les fait pocher pour avoir l'air intéressant (au fait, il paraît qu'Indiana Jones IV est en préparation). J'ai changé de portable aujourd'hui (l'ancien, c'était ça, je l'aurais bien gardé encore un peu, j'aime les dinosaures, mais il commençait à bugguer trop souvent. Dommage), et je pense que si j'apprends à me servir du nouveau un jour, je devrais moi aussi pouvoir hacker la Maison blanche.
Je retiens que pour survivre, il faut dans la plupart des cas rester dans sa voiture, et qu'il ne faut pas jeter sa vieille CB. Sinon... rien à faire, les réalisateurs des Die Hard ne croient pas au terrorisme idéologique, la motivation des terroristes, in fine, c'est toujours l'argent.
Les cascades... Argh, quelle chorégraphie, ça me fait vraiment de la peine de me dire que la plupart des scènes avec l'avion de chasse doivent être virtuelles. Autre tristesse, les méchants parlent désormais français (je les préfère arabes ou allemands.)
Et puis, toujours, inévitablement, la fille du héros se fait enlever. Heureusement, celle-ci est moins nunuche que Kim Bauer (difficile de faire pire, remarquez).

A midi, j'ai déjeuné avec Paul. Roland de la Poype a sorti un livre, L'épopée du Normandie Niémen, que Paul m'a offert. Le livre regorge d'anecdotes, et ce n'était pas ses chaussettes que La Poype avait perdues lors d'une cérémonie soviétique officielle, mais sa médaille, 35 grammes d'or. Ce livre s'inscrit parfaitement dans la continuité de celui de Grossman. Paul a tenté de joindre La Poype au téléphone pour le féliciter, mais celui-ci était absent. Il faudrait peut-être que j'avoue à Paul que j'avais écrit (jamais eu de réponse)... Bah, on verra bien.

Hier soir, j'ai vu La Traversée du temps. Je n'y serais pas aller de mon propre chef, car je m'étais un peu ennuyée devavant Mon voisin Totoro et Nausicaa. Le grand soulagement, c'est que pour une fois les voyages dans le temps ne sont pas traités de façon tragique. Là encore, ce film est fatigant, l'héroïne passe son temps à courir et à tomber. Et à bien y regarder, sans voyage dans le temps, le film se terminerait de la même façon — à l'accident près.

Quand je suis trop fatiguée, le monde se dérobe, je passe mon temps à vérifier que lorsque je pose quelque chose sur une table, c'est bien sur la table que je le pose, et non à côté (je tâte la table avant de poser le verre). Je vois des ombres dans le coin de mes yeux, toute ligne verticale, arbre, poteau, montant de portière, devient un fantôme possible. Il faut que je regarde l'objet en face pour qu'il retrouve sa qualité d'objet. Le pire ce sont les reflets dans les vitrines des magasins, qui s'animent au fur à mesure que j'avance.
Le plus drôle (je dois passer pour un peu attardée), c'est le temps de latence entre une question posée et ma réponse: il faut que je réalise que c'est à moi que la question est posée (puis blanc) puis me souvenir, grâce à la mémoire immédiate, de ce qu'était cette question, puis la reformuler en moi-même, faire un effort de cadrage (de concentration) et enfin répondre.
Je vais me coucher. Un peu de coca, peut-être.

Les DVD et cassettes de deux semaines de vacances

- Code Mercury
Un Bruce Willis. Film de la catégorie "pour repasser".

- Flicka

- Le fils de Flicka
délicieusement vieillot. Admirable dressage des chevaux, dressés à avoir l'air sauvage.

- Le grand blond avec une chaussure noire
Pas vu depuis vingt ans.
Indispensable pour apprendre aux jeunes générations l'origine de la robe de Cléopâtre dans Astérix et Cléopâtre.
De ce film, je gardais le souvenir du démontage des poupées russes. J'ai découvert quelques images fugaces de la Fnac en 1972.

- Le retour du grand blond
Bof.

- Cars
Il ne se passe strictement rien. C'est cousu de fil blanc. Quand je pense qu'on accuse les films Disney de mièvrerie… Les bonus sont bien.

- Nemo
Vu pour la n-ième fois. J'aime les tâches de rousseur de Doris. Je sais parler baleine.

- Massacre en dentelles
Intrigue inutilement compliquée qui me rappelle les livres d'Erle Stanley Gardner (collection Mystère). Venise en noir et blanc. Les robes, l'élégance des femmes. Les premiers dialogues d'Audiard. Nous avions vu cet été au cinéma Méfiez-vous des blondes.

- Looking for Richard
J'ai dû voir ce film trois fois à sa sortie (en dormant à des moments différents à chaque fois (pas parce que le film est mauvais, parce que j'étais très fatiguée!)), je l'ai offert quand il est paru en vidéo, je l'ai acheté quand il est paru en DVD, j'attends qu'il repasse au cinéma. Depuis ce film je considère Al Pacino comme le plus grand. J'aimerais le voir jouer au théâtre.
Ce film se donne pour but de décomplexer les Américains face à Shakespeare. Quand je le regarde, je m'étonne toujours que les gens aient autant besoin de tout comprendre: il y a beaucoup de mots, de vers, que je ne comprends pas dans la traduction de Richard III (je ne connais pas le contexte historique), mais cela ne me dérange pas. Je songe au cours de Compagnon sur la désorientation: il est paradoxal qu'un lecteur aguerri ne s'inquiète pas une seconde de ne pas comprendre un texte, ou de ne pas tout comprendre d'un texte à la première lecture, tandis qu'un lecteur novice s'imaginera aussitôt qu'il n'est pas capable de lire un texte "aussi difficile" et abandonnera la lecture, sans penser qu'il lui suffit d'être patient et de continuer.
Je me souviens que tous les Club des cinq commençaient de façon abrupte. On n'y comprenait rien. On apprenait la confiance.
Ce film est un montage passionnant sur le travail des acteurs. Il est drôle de les voir s'enflammer pour leur personnage, pour défendre leur vision de leur personnage et obtenir de le jouer comme ils le souhaitent.

- Dangereusement vôtre
Décidément James Bond m'ennuie. Le méchant ressemble à l'acteur qui joue Malfoy.

- Z
Interdire Sophocle en Grèce au XXe siècle me paraît le plus bel hommage qui soit à la tragédie antique.

- Trainspotting
J'avais beaucoup aimé Petits meurtres entre amis, je n'ai pas raté Trainspotting tourné par la même équipe. J'aime énormément l'humour de ce film sur la drogue. Tous les personnages sont shootés à quelque chose, à la bagarre, à la bière, au tabac, à l'héroïne. J'aime la voix off, l'accent anglais/écossais, le vocabulaire.
J'aime surtout Erwan MacGregor. Je crois que c'est à cause de Trainspotting que je l'ai aimé dans La Guerre des étoiles épisode 1 : les deux films sont si différents, et il a l'air si heureux de tourner dans La Guerre des étoiles. Durant tout le film son sourire proclame: « Regardez, j'y crois pas, je joue dans La Guerre des étoiles ». C'est sans doute une très mauvaise idée de la part d'un acteur, mais ça me fait rire. J'aime les gens heureux.

- L'arme à gauche
Claude Sautet 1964. Lino Ventura. Il ne se passe rien. Une atmosphère à la Joseph Conrad. De belles images de voilier à contre-jour. Une bande-son impressionnante: très peu de musique, pratiquement que du bruitage "naturel". Très dépouillé. Voix trop lente, mal assurée, inhabituelle, de Lino Ventura.

- La Nuit des généraux
Je demeure persuadée qu'on redécouvrira Joseph Kessel (qui signe l'adaptation du scénario avec Paul Dehn) dans vingt ou trente ans.
Philippe Noiret en 1966, d'une grande élégance.
J'apprécie toujours aussi peu Peter O'Toole, terriblement artificiel. (Est-ce dû au DVD? Le maquillage des acteurs se voient trop, c'est gênant.)
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